Lettre hebdomadaire du 14 au 20 décembre 2020

1) SEMAINE EUROCITOYENNE
A –  ACTIVITÉS INTERNES
A1 ASSEMBLEE GENERALE 2020 DE LA MAISON DE L’EUROPE DE PROVENCE
Deux fois reportée (mars puis octobre) pour cause de crise sanitaire, cette assemblée générale, indispensable pour la bonne gestion de l’association, a finalement eu lieu le 8 décembre. Elle a permis de valider l’exercice 2019 (bilan des activités et compte de résultat) et de ratifier ce qui était prévu pour 2020 (compte d’exploitation prévisionnel 2020). Le rapport d’orientation a fait le point sur les activités réalisées en 2020 et sur celles qui avaient dû être annulées à cause de la crise sanitaire, tout en établissant un projet pour 2021. La Maison de l’Europe de Provence est donc maintenant en règle pour ses obligations associatives.
A2 CONSEIL D’ADMINISTRATION

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L’A.G. a permis d’élire le nouveau Conseil d’Administration (qui est renouvelable chaque année). En raison de la date tardive de cette élection, les administratrices et les administrateurs ne seront renouvelés qu’à l’A.G. de 2022 (normalement prévue au printemps 2022).
Voici donc les membres du nouveau C.A. (par ordre alphabétique). De nombreux membres ont des responsabilités associatives : notre C.A. n’est donc pas un club de personnes isolées mais un véritable réseau de citoyens engagés dans la société (nous n’avons pas encore tous les retours : ils seront indiqués dans la version finale). Les membres du bureau sont plus spécialisés dans l’action européenne.
Laure BARTHELEMY (Marseille), Chantal BERTIN (Allauch, présidente de la Fédération Départementales des Villes Jumelées des BDR), Jean-Philippe BIANCO (Aix, responsable du jumelage Aix-Pérouse, président de l’Association des Piémontais du Pays d’Aix), Gérard BROTONS (Aix), Michèle EINAUDI (Aix, sénatrice honoraire), Colette GAUSSEN (Cabriès, déléguée départementale de la Fédération Nationale des Comités des Fêtes), Michèle GRAZIANO (1ère adjointe au maire d’Eguilles), Nicole HERTZLER (Marseille), Noro ISSAN-HAMADY (Marseille), Françoise JOUGOUNOUX (Aix), Paul JULIEN (maire honoraire de La Destrousse, président d’Amitié Franco-Roumaine), Claude LAURENS (Aix, fondateur du club Passerelle Ecoles-Entreprises, vice-président du groupe provençal des anciens élèves de Sciences Po / Paris), René LIPPI (Marseille), Chérif LOUNES (Aix), Jean-Marie MANZON (Marseille), Alain-Pierre MERGER (Aix), Gérard MICALLEF (Aix), Catherine NGONHONHIEN (Marseille, responsable des relations école /entreprise du lycée Célony), Loïc PHILIP (Aix, Professeur émérite de la Faculté de Droit d’Aix), Jean-Michel VIALATTE (Marseille, responsable de commission au Rotary Marseille Phocéa, trésorier d’un club sportif), Reine YASSLIAN-MERGER (ancienne adjointe au maire d’Aix).
Il reste maintenant aux associations adhérentes à désigner leur représentant au C.A. (Amitié Franco-Roumaine – car Paul a été élu en tant qu’adhérent personnel -, Amitié Franco-Tchèque, Centre Technique Régional de la Consommation,  La Noria, Provence-Bulgarie). Le C.A.comprendra donc 21 membres directs (élus par les adhérents à titre individuel) et 5 membres associés (représentants des associations adhérentes). Membres directs et membres associés ont  des pouvoirs identiques. Les associations ou entités avec lesquelles la Maison de l’Europe de Provence a prévu de passer une convention de partenariat pourront également désigner un représentant au C.A. dès que la Convention sera signée et ratifiée (ce projet concerne pour l’instant : Amitié France-Chypre, Association Aixoise des Jumelages et des Relations Internationales, Centre Franco-Allemand de Provence, Centre d’Information Europe-Direct de Pertuis / Lubéron-Durance, Fédération Départementale des Villes Jumelées des BDR, Union Hellénique). 
La première réunion de ce C.A. aura lieu à Aix, le 18 janvier 2021. C’est à cette occasion que le nouveau bureau sera élu. Les réunions du C.A. seront trimestrielles, sauf en été.
B) – MANIFESTATIONS PUBLIQUES
13/XII La “fête européenne de la lumière à l’occasion de la célébration suédoise de la Ste-Lucie

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Elle n’a pas pu avoir lieu cette année à cause de la crise sanitaire. Cette fête, organisée en partenariat par l’école de langues IS/Aix, l’association scandinave GISEP et la Maison de l’Europe de Provence avec le soutien de la Ville d’Aix est le prototype qui rassemble les conditions de la “fête européenne” : ne pas être spécifiquement française mais correspondre au patrimoine européen commun. C’est justement le cas de la Ste-Lucie qui est d’origine suédoise et participe au patrimoine européen des célébrations du solstice d’hiver, tout en ayant une double dimension : spirituelle et profane. Elle associe une célébration chorale à la cathédrale et une dégustation de vin chaud suédois (glögg) à l’Hôtel de ville. Association laïque, la Maison de l’Europe de Provence n’intervient pas à la cathédrale. Ce qui est également remarquable, c’est que le défilé des  participants va de la cathédrale à l’Hôtel de ville en arborant le drapeau européen. Résultat : chaque année, nous avons environ 200 personnes qui y participent et l’Office de tourisme l’annonce dans ses publications. Grâce à ce quintuple partenariat, c’est devenu en quelques années une tradition aixoise dont la presse locale se fait l’écho.
Non seulement, la Maison de l’Europe de Provence s’engage à maintenir cette fête en 2021 mais elle réfléchit à organiser une “fête européenne du printemps à l’occasion de la célébration irlandaise de la St-Patrick” (bière et musique celtique) et une “fête européenne de l’été à l’occasion de la célébration provençale des feux de la St-Jean d’été” (représentative de la tradition européenne des feux du solstice d’été). Ces fêtes européennes sont un élément important de l’Europe des citoyens car elles permettent d’élargir notre patrimoine à la dimension européenne. *** Si vous avez des idées et des contacts pour préparer ces deux fêtes, n’hésitez pas à nous contacter à ce sujet !2) EUROSYNTHESE Synthèse de l’actualité de l’Union européenne d’après les articles du quotidien Le Monde. Les phrases en italique sont des commentaires personnels.

A) QUAND LE FEUILLETON DU BREXIT SE TERMINERA-T-IL ?
Lors de leur rencontre du 09/XII, la Présidente de la Commission européenne et le Premier Ministre britannique avait annoncé un accord pour le 13/XII mais ce jour, ils se sont contentés d’annoncer la prolongation des discussions en vue d’un accord commercial sur la relation future entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Sans annoncer une date précise ! Rappelons que le 1er janvier 2021 (c’est-à-dire dans moins de deux semaines), le Royaume-Uni quittera le marché unique européen. Sans accord, les marchandises britanniques seront soumises aux taxes prévues par l’Organisation Mondiale du Commerce et aux surcoûts engendrés par la mise en place des contrôles douaniers.
Il semble que les Britanniques ont cédé sur les contrôles douaniers entre l’île d’Irlande et la Grande-Bretagne mais il reste trois sujets de désaccord :- les conditions d’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques : sujet marginal mais auquel les Britanniques accordent une grande importance symbolique.- l’exigence par les Européens de garanties sur des règles environnementales et sociales afin d’assurer le respect d’une concurrence équitable : les Européens ont l’impression que les Britanniques veulent quitter le marché unique tout en voulant y conserver un libre accès.- le mécanisme de règlement des différends commerciaux.
Sans accord, le Brexit est estimé à un coût de 40 milliards d’euros pour le Royaume-Uni. Sans compter les conséquences politiques : montée de l’opposition et possible sécession de l’Ecosse. Mais pour le gouvernement de Londres, l’argument principal est de retrouver son entière souveraineté, c’est-à-dire de refuser le partage de souveraineté qui est à la base de l’Union européenne : c’est donc une position idéologique plus qu’économique. Quant aux Européens, ils paraissent unis sur ce dossier.Alors “deal” ou “no deal” ? Réponse dans le prochain épisode du feuilleton…
B) LE PLAN EUROPEEN DE RELANCE EST DÉBLOQUÉ
Le 10/XII, le Conseil européen a obtenu la levée du veto de la Pologne et de la Hongrie sur le plan européen de relance. Ces deux pays ne voulaient pas que le versement des fonds européens soit lié au respect de l’Etat de Droit. Il faut dire que la majorité des Etats de l’UE avait menacé Varsovie et Budapest de faire le plan de relance sans eux et de réduire, dans le budget, les fonds de cohésion dont ils bénéficient ! Un compromis a été trouvé sur la mise en oeuvre du mécanisme du respect de l’Etat de Droit : si ce mécanisme est contesté par un Etat devant la Cour de Justice de l’UE (Luxembourg), la Commission européenne devra attendre l’issue de cette procédure avant d’activer le mécanisme de l’Etat de Droit. Ce qui retarderait d’autant la sanction après le versement des fonds européens mais la Commission pourrait alors se saisir rétroactivement d’affaires concernant les fonds versés à compter du 1er janvier 2021. Ce fameux plan européen de relance doit encore franchir deux étapes : le vote du Parlement européen et la ratification par les parlements nationaux des 27 Etats de l’UE.
C) FAIBLES SANCTIONS EUROPEENNES CONTRE LA TURQUIE
Le 11/XII, le Conseil européen a décidé de sanctionner la Turquie : des mesures restrictives individuelles seront décidées contre les responsables turcs des opérations d’exploration gazière dans les eaux chypriotes et grecques et si Ankara ne changeait pas son attitude, d’autres décisions pourraient être prises en mars 2021. La veille, le président turc avait déclaré qu’il n’était “pas vraiment” inquiet… Cette faiblesse des sanctions tient au fait que certains pays européens ne veulent pas mettre en danger leurs bonnes relations commerciales avec la Turquie (Hongrie, Bulgarie, Malte, Italie et Espagne). Quant à l’Allemagne, elle tient avant tout à maintenir l’accord conclu en 2016 entre la Turquie et l’Union européenne pour arrêter les traversées de migrants vers l’Europe. Alors que la France entendait “défendre la souveraineté” de la Grèce et de Chypre et mettre en évidence le rôle déstabilisateur de la Turquie dans le voisinage de l’Europe (Méditerranée orientale, Proche-Orient, Caucase). 
Pour définir une réponse à la Turquie, le Haut représentant de l’UE pour les Relations extérieures a été chargé de préparer, pour mars 2021, un rapport sur la situation régionale et l’ensemble de la relation UE-Turquie ainsi qu’une conférence multilatérale. L’UE demande aussi une reprise des négociations sur Chypre et promet de réexaminer l’union douanière entre l’UE et la Turquie.
Cet épisode illustre la difficulté pour l’UE de mettre en oeuvre une vraie politique extérieure.L’éditorial du Monde qui commente les décisions européennes sur le plan de relance et sur les sanctions contre la Turquie peut nous intéresser : “Aucune de ces décisions n’a été prise facilement. Aucun de ces compromis n’est totalement satisfaisant ni suffisamment ambitieux. Mais c’est ainsi qu’avance l’Europe à vingt-sept. Par le débat, la négociation et le compromis. Et si ses dirigeants ont réussi à la faire avancer en cette année particulièrement éprouvante, c’est parce qu’ils ont eu conscience de l’absolue nécessité de l’Union.

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